Bien vivre en ville : Étienne Parin et Édith Maruéjouls
La Biennale Culturelle Maçonnique de Bordeaux a l’honneur de recevoir deux experts qui répondront à la question : Bien vivre en ville, est-ce un privilège ? Étienne Parin et Édith Maruéjouls, tous deux reconnus dans leurs domaines, nous proposeront un regard croisé sur cette question.
Leurs travaux convergent vers un objectif commun puisqu’ils veulent améliorer nos espaces de vie. Ainsi, leur intervention s’inscrit parfaitement dans le thème de la Biennale : « Vivre ensemble : de l’utopie à la réalité ».
Étienne Parin, un urbaniste reconnu
Étienne Parin est un urbaniste de renom dont le parcours est peu commun. Il a grandi près des Champs-Élysées et a pourtant mené sa carrière à Bordeaux.
Dans un premier temps, il s’oppose aux visions de Jacques Chaban-Delmas en matière d’urbanisme. Puis son engagement et son expérience le mènent sur la Rive Droite où il enclenche une grande révolution urbaine.
Étienne Parin fait ses études d’architecte et d’urbaniste à Paris. Il les poursuivit aux États-Unis puis part travailler en Tunisie dans le cadre de la coopération. À son retour, il a rejoint l’agence Urba, tête de proue d’un nouvel urbanisme en France.
Bien vivre en ville : la vision d’un expert
En 1978, Étienne Parin arrive à Bordeaux et rejoint l’agence Urba-Conseil où il entend beaucoup parler de la Rive Droite. C’est un territoire en grande difficulté, frappé par le chômage et une grande misère sociale. Cinq ans plus tard, il quitte Urba pour fonder son cabinet, Topos.
Il y développe une expérience professionnelle précieuse, conseillant de nombreuses collectivités. C’est ainsi qu’il peut observer le réveil des Hauts de Garonne, sur la Rive Droite, dans la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB). En 1989, il devient le directeur de l’Association des Hauts de Garonne. L’ambition est de développer un territoire fondé sur sa richesse naturelle, le tourisme, l’industrie locale et la diversité sociale.
La philosophie d’Étienne Parin pour une ville inclusive
Étienne Parin va d’abord accompagner la mise en œuvre de la zone franche. Puis il prend la direction du Grand projet de villes (GPV), une structure publique d’ingénierie territoriale. Elle agit aux côtés de Bordeaux Métropole sur les quatre villes de Bassens, Lormont, Cenon et Floirac. Son action vise à l’amélioration du cadre de vie et le développement économique, social et culturel. La mise en place du tramway, la démolition des échecs de l’urbanisme des années 70, les grands équipements éducatifs et culturels structurants sont autant de défis qu’il accompagne. Il commande les premières études de ce qui deviendra le Parc des Coteaux.
Étienne Parin défend une approche systémique de la ville, fondée sur la co-construction entre élus, institutions et citoyens. Il considère le maire comme un acteur pivot dans ce triangle de gouvernance territoriale. Ses écrits et interventions soulignent l’importance de la concertation, de la gestion jardinière des paysages et de l’adaptation des politiques urbaines aux dynamiques locales.
Par son approche et ses méthodes, Étienne Parin a ainsi façonné l’histoire récente de Bordeaux.
